[Test] Marvel’s Spider-Man sur PS4

Extrait d’une réunion au quartier général de chez Sony Interactive Entertainment dans la salle Kratos :
– « Bah dis-donc Paulo, Spider-Man, ça serait pas une licence à nous ?! »
– « Mais si ! Jacki s’en est même servi pour la typo de la PlayStation 3 ! »
–  » Et pourquoi, on n’en ferait pas un jeu PS4 ?”
– « Ok, mais à qui donner le projet ? Santa Monica Studio bosse sur God of War dans les neiges, Naughty Dog sur TLOU2 et Sucker Punch sur Ghost of Tsushima… »
– « Hmmm, pourquoi pas, les petits gars de chez Insomniac Games ? Bon le studio n’est pas à nous mais ils bossent vite et bien ! »
– « T’as raison mon Paulo, on leur passe commande du jeu et BIM, on casse tout ! On le tient notre AAA grand public de fin d’année ! »
Voilà à peu de choses près, pourquoi le 7 septembre, on se retrouve à avoir un jeu Spider-Man en exclusivité sur PS4. Et ce n’est pas pour me déplaire ! Ça fait des mois que j’attends avec impatience cette nouvelle aventure de mon super-héros préféré…
Scénario :
Dans Marvel’s Spider-Man, Peter Parker incarne le super héros masqué depuis déjà près de 8 ans. Il est à l’aise dans son rôle de justicier protecteur de New York et arrive plutôt bien à gérer sa double vie. Mais une nouvelle menace s’installe dans la ville avec le gang des Démons Intérieurs qui prépare un gros coup qui risque de donner beaucoup de fil à retordre au tisseur…
Sony, Insomniac Games et Marvel on fait en sorte de créer un univers original et cohérent. On retrouve le Spider-Man que j’aime, ce super héros du quotidien proche des gens et qui est capable de se transcender face à l’adversité. Mention spéciale au doublage français et au travail exemplaire de Donald Reignoux qui rend Spidey hyper attachant avec ses blagues et son impertinence.
Le choix de proposer un Spider-Man déjà bien établi dans son rôle plutôt que nous refaire revivre une énième genèse du héros est une excellente idée. Malheureusement, le scénario est particulièrement long à décoller. La narration du premier acte (sur 3) est lente et poussive et les enjeux un peu obscures. La vie quotidienne de Peter Parker est peu captivante et ce sont surtout ses prouesses de super-héros qui retiennent l’attention. Heureusement, l’aventure s’accélère et prend une nouvelle tournure à la fin de l’acte 2 grâce à un affrontement M-E-M-O-R-A-B-L-E !
Réalisation :
Marvel’s Spider-Man est un jeu en open world qui se déroule uniquement dans Manhattan. C’est la plus belle modélisation de l’arrondissement que l’on a pu voir dans un jeu vidéo jusqu’ici. Les graphismes sont beaux, l’animation est fluide mais il n’y a pas d’effet « waouh » comme avec toutes les dernières exclusivités maison de PlayStation. C’est un jeu de commande correctement exécuté mais il manque de caractère et de personnalité. Au niveau réalisation, le jeu souffre de la comparaison avec les productions récentes et passées comme par exemple Infamous Second Son qui a pourtant 4 ans dans les dents et qui arrive à livrer un monde ouvert beaucoup plus joli et vivant à mes yeux. 
Jouabilité :
Marvel’s Spider-Man propose un gameplay très plaisant qui permet à n’importe quel joueur de faire des actions impressionnantes avec une facilité enfantine. Le tout en conservant un certain « réalisme » puisque la toile ne s’accroche pas aux nuages comme dans certains jeux Spider-Man… Au niveau des phases de combat et d’infiltration, le titre s’inspire énormément des jeux Batman de Rocksteady Games mais avec plus de fluidité et une plus grande variété d’actions.
Les affrontements de vagues d’ennemis sont un vrai plaisir puisque Spidey est doté de capacités spéciales et surtout de nombreux gadgets qu’il est possible d’utiliser simultanément à la manière des armes de Ratchet & Clank (un vrai kiffe !). Grâce à l’XP accumulée lors des missions, le super-héros évolue via un arbre de compétence et débloque de nouveaux pouvoirs et des tenues supplémentaires. Les missions principales proposent une belle variété d’actions qui permettent d’exploiter les nombreux super pouvoirs disponibles. Les missions secondaires sont en revanche un peu trop répétitives à mes yeux.

Durée de vie :
Marvel’s Spider-Man dispose d’un contenu important. Il m’a fallu environ 20 heures pour venir à bout du mode histoire et 20 bonnes heures supplémentaires pour finir le jeu à 100% (et obtenir au passage le trophée platine). Attention, je n’ai pas fait le jeu en ligne droite car il est impossible de ne pas se laisser distraire par les joies de cet open world. La ville grouille de missions secondaires, de défis et d’événements aléatoires. Se balader librement de toit en toit dans New York est un pur bonheur. A tel point que les collectibles sont un vrai plaisir à ramasser (ce n’est pas souvent que vous me verrez écrire un truc pareil dans un jeu).
Conclusion :
Marvel’s Spider-Man est un bon titre qui souffre de défauts inhérents à un jeu de commande. Il saura contenter les fans de jeux en open world et il comblera les aficionados du tisseurs car c’est le meilleur jeu Spider-Man jamais sorti ! Mais, il lui manque « ce petit supplément d’âme, cet indéfinissable charme… » que possède tous les derniers AAA PlayStation. Même avec avec toute la meilleure volonté du monde, il n’est pas facile de passer après Uncharted 4, Horizon Zero Dawn et God of War… En tous les cas, les fondations d’une nouvelle saga de jeux vidéo Spider-Man sont en place et il n’y a plus qu’à faire décoller tout ça en gommant les quelques imperfections.
Ma note : 16/20
Screenshots maison réalisés sur PS4 Pro.

Post Tagged with

Comments are closed.